Un projet de
sculptures monumentales
Ise Beth continue de voir grand
Pendant l'été 2006, des sculptures monumentales vont-elles s'élever près de
quelques sites à Dunkerque: hôtel de la communauté urbaine, centre de loisirs du pôle
Marine (ex-tour du Reuze), quai du port de plaisance...? Ise beth le croit.
Depuis plus d'un an (1), cette
artiste dunkerquoise travaille à l'organisation d'un "symposium international"
à l'image des rendez-vous auquels elle a déjà participé au Liban, à Bahrein et à
Dubaï.
Le principe se résume ainsi:
pendant trois semaines, quinze artistes dont elle-même travailleraient la pierre, le
verre, le métal, sous les yeux du public. Sur le grand espace du Môle 1 à l'entrée de
la chaussée des darses, chacun donnerait forme à ses croquis et ses maquettes. Une fois
terminées, ces oeuvres modernes de grandes dimensions (on parle ici le plus souvent en
mètres et en tonnes) prendraient place dans la cité de Jean-bart.
"Rendre la ville plus attractive"
"Le but, c'est de
valoriser la ville, de la rendre plus attractive en créant des événements artistiques
en dehors des musées", explique Ise Beth. Elle parle de "démocratiser l'art
urbain" et d'"élargir nos horizons" par la découverte du travail de
création en direct et l'ouverture vers d'autres cultures.
Les artistes, déjà mis au
courant et favorables à ce projet, viendraient de France, du Danemark, du Canada, du
Japon, des Etats-Unis, du Quatar, de Grande-Bretagne, de Corée, de Suède, des Pays-Bas,
du Portugal et du Liban.
Depuis qu'elle a lancé son
idée, Ise Beth a pu s'apercevoir que les démarches à accomplir ressemblaient à ces
sculptures: très lourdes... Elle s'étonne de la difficulté à décrocher des
rendez-vous, des réticences des éventuels partenaires (administration, sociétés) à
s'engager les premiers. Pour officialiser son action, elle a fondé une association,
Globartrotter, dont elle assure la présidence.
Elle a toutefois réussi à
rencontrer il y a deux semaines, Jean-Louis Muller, délégué général aux grands
projets à la communauté urbaine de Dunkerque. Ce dernier va lui faire rencontrer Michel
Delebarre de façon qu'elle puisse présenter son projet au député-maire.
Un diaporama pour convaincre
Comme une image vaut cent discours, elle a fait réaliser un diaporama qu'elle
présente à ses interlocuteurs. On y voit entre autres, les sculptures
"intégrées" dans le paysage urbain. Elle rêve déjà à l'idée de voir
certaines de ces oeuvres achetées par des entreprises qui les installeraient chez elles.
D'ici là, il reste à boucler
un budget estimé à près de 254 000 hors taxes: 89 000 pour la rétribution
des artistes et leurs assistants, 49 000 pour le transport et l'hébergement, 72
000 pour la matière première ( le verre de sars poterie, la pierre de
Wallers-Trélon et du Boulonnais, l'acier et l'aluminium étant annoncés comme étant
fournis par les industries locales).
L.LEYS
La Voix Du Nord, mars 2005 |