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Sculptures urbaines

   Les choses en grand: 15 artistes internationaux pour un symposium de sculpture monumentale. C'est le projet qu'Ise Beth ambitionne de réaliser à Dunkerque en 2006.

   Ira-t-elle au bout de son rêve? Il est fou. Enfin, c'est ce qu'il semble dans un pays où la sculpture n'est pas encore si familière du territoire urbain, où les artistes n'ont aux yeux d'Ise Beth, que trop peu d'espace pour exister.

   Elle sculpte. Entre autres, car elle est aussi peintre et mosaïste. Elle sculpte et pas dans la miniature. Si bien qu'il lui faudra convaincre, rallier plus d'un partenaire à la cause de son projet qui n'est ni plus ni moins que de rassembler une quinzaine d'artistes internationaux pour un symposium de sculptures monumentales. Excusez du peu. Ce pourrait être en été 2006, projette-telle.

   La jeune artiste plasticienne d'origine dunkerquoise rêve de rééditer dans sa ville l'expérience qu'elle a déjà vécue par 3 fois: au Liban, au Bahrein, à Dubaï, en 2003 et 2004. Et par là même de laisser à demeure à sa ville les oeuvres réalisées pendant les 3 ou 4 semaines que durerait la manifestation. Le principe est simple: les artistes invités arrivent, travaillent et au final offre leurs réalisations en échange de la matière première (pierre, acier, terre etc..), de l'outillage, du voyage du gite et du couvert.

Contacts tous azimuts

   Ise Beth s'enthousiasme à l'évocation de ses expériences précédentes et en tire les arguments en faveur de son projet. A qui sourirait en coin, elle oppose le fantastique atelier à ciel ouvert offert au visiteur. L'occasion pour le commun des mortels d'assister et de suivre en direct l'exercice d'un métier atypique, encore bien auréolé de mystère. Un travail d'échange et de découverte à plus d'un titre puisqu'elle veut voir dans son symposium"un vecteur artistique de communication en faveur de la paix des cultures". Les artistes arrivent des 4 horizons et donnent de l'étranger l'image de quelqu'un qui partage et offre à la ville un peu de son travail et de son expression. A l'instar de Jon Hudson tout auréolé de distinctions d'universités américaines et européennes et d'un press-book foisonnant d'oeuvres monumentales créées dans des environnements naturels et urbains les plus divers.

Mais il sera bien temps de passer les artistes en revue lorsque le projet d'Ise Beth se sera précisé. Elle en est pour l'heure au contact tous azimuts avec les partenaires potentiels. Des portes s'ouvrent déjà, par exemple celles d'industriels ou du port autonome prêt à mettre à disposition espaces et engins de levage...Ce n'est encore qu'un début. Une certitude cependant anime la jeune dunkerquoise:"Nous ne pratiquons pas un art pour nous seuls, nous avons besoin d'exister, de donner, d'être vus, de communiquer".

Ce ne sont encore que les cailloux du petit poucet. Peut-être deviendront-ils des sculptures monumentales dans la ville?.

JM.B

Journal de la communauté urbaine de Dunkerque, décembre 2004